Berlinale 2017

«Gloria» de Sebastián Lelio - Mercredi 15 février à 20h55

Trois bonnes raisons de voir «Gloria» de Sebastián Lelio

 

 

 

Gloria, 58 ans, divorcée et mère de deux enfants qui ont quitté le nid, a décidé de conjurer sa solitude. Quand elle ne fréquente pas d’improbables ateliers de rire ou ne chante pas à tue-tête au volant de sa voiture, elle consume ses nuits en dansant dans les boîtes de nuit de Santiago du Chili. Un soir, Rodolfo, sexagénaire plutôt laminé, l’aborde, séduit par son farouche appétit de vivre. Mais l’idylle naissante sombre dans le chaos lorsque cette femme entière autant que déterminée découvre que son galant n’est pas séparé de son épouse. Gloria décide de rompre.

Foi dans le meilleur

Sur une trame toute simple, Sebastián Lelio signe un portrait sensible d'une femme d’âge mûr, dont l’inextinguible soif de vivre contamine le film comme un philtre euphorisant, à la manière de l’irrésistible "Gloria", le tube disco d’Umberto Tozzi qui le clôture en fanfare. Lointaine cousine de l’héroïne de Cassavetes, cette Gloria chilienne, allure de Tootsie aux lunettes envahissantes, chancelle mais se relève toujours, comme lorsqu’elle trébuche avec dignité, juchée sur de hauts talons dans le palace aseptisé où son amoureux l’a larguée. Entre pathétique et flamboyance, Paulina García nous entraîne au pas de charge dans la croisade de cette passionnée tour à tour borderline et prête au pire, parce qu’elle a foi dans le meilleur. Très justement récompensée à Berlin, l'actrice insuffle au film une touchante et ondoyante ferveur.

Générique

Réalisation :Sebastián Lelio
Scénario :Sebastián Lelio, Gonzalo Maza
Image :Benjamín Echazarreta
Montage :Sebastián Lelio, Soledad Salfate
Production :Fabula, Nephilim Producciones
Producteur/-trice :Juan de Dios Larraín, Pablo Larraín, Luis Collar

Avec : Paulina García, Sergio Hernández, Diego Fontecilla, Fabiola Zamora, Luz Jiménez, Alejandro Goic
Pays :Chili, Espagne
Année :2013