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Sébastien Laudenbach

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Alors Sébastien Laudenbach si vous deviez choisir...

 

Une scène d'ouverture...

 

 

L'arrivée du hussard dans Un roi sans divertissement de François Leterrier et Jean Giono. Il y a la voix de Brel, le hameau qui apparaît comme par enchantement, et tous ces gris. Le hussard entre dans le village désert et frappe à une porte, et d'un coup on se rend compte qu'on est dans un film en couleur avec l'apparition du petit garçon au manteau rouge... Tout cela procure une sensation extraordinaire.

 

Une performance d'acteur...

 

 

Al Pacino dans Un après-midi de chien de Sidney Lumet. « Attica !! Attica !! ». Mais aussi tous les acteurs dirigés par Desplechin.

  

Une voix...

 

La voix de Françoise Lebrun dans son long monologue à la fin de La maman et la putain.

 

Une bande originale...

 

 

Instinctivement, les Parapluies de Cherbourg. C'est un peu facile car c'est un film en chanté, comme le dit Demy. Mais la chanson dans laquelle Guy annonce son prochain départ pour l'Algérie me fait frissonner.

 

 

Une danse...

 

Celle du merle dans le film éponyme de Norman Mac Laren. Je ne m'en lasse pas. Mais il y en aurait d'autres, évidemment, avec des vrais corps. Par exemple, dans Simple Men de Hartley, la scène de danse sur Kool Thing de Sonic Youth.
 

Une réplique...

 

La Grande vadrouille : «  y a pas d'hélice hélas, c'est là qu'est l'os ». Allitération purement gratuite, pour le plaisir du jeu, pour faire sourire, dans un moment d'action. C'est une prise de distance avec le réel, ce qui était le cas des comédies de l'époque.

 

Un générique de film...

  

La Baie des Anges de Jacques Demy, avec ce formidable travelling arrière. C'est simple, direct, efficace, on a à peine eu le temps de voir Moreau de dos, elle se retourne, et hop ! Elle est déjà loin.

 

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