Palmarès du 68ème Festival de Cannes

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   Palme d'or

 DHEEPAN  réalisé par Jacques AUDIARD

Grand Prix

LE FILS DE SAUL  Réalisé par László NEMES

Prix de la mise en scène

Hou Hsiao-Hsien pour THE ASSASSIN
   

Prix du scénario

 Michel FRANCO  pour CHRONIC

 

Prix d'interprétation féminine ex-aequo

Rooney Mara  dans CAROL  Réalisé par Todd HAYNES

Emmanuelle Bercot dans MON ROI par MAÏWENN

 

 Prix d'interprétation masculine

Vincent LINDON  dans LA LOI DU MARCHÉ  Réalisé par Stéphane BRIZÉ
Un film coproduit par ARTE

 

Prix du Jury

THE LOBSTER Réalisé par Yorgos LANTHIMOS

 

Palme d'honneur à Agnès VARDA

 

Caméra d'or

LA  TIERRA Y LA SOMBRA réalisé par César Augusto ACEVEDO

 

Courts métrages

Palme d'or du court métrage
 WAVES '98  Réalisé par Ely DAGHER

Cinq longs métrages, un documentaire et trois courts métrages coproduits par ARTE ont été distingués au 68ème Festival de Cannes.

Au sein d’un palmarès déconcertant nous nous réjouissons du prix d’interprétation masculine attribué à Vincent Lindon pour l’un de ses meilleurs rôles, dans La Loi du marché de Stéphane Brizé, qui remporte actuellement un beau succès public sur les écran français. C’est mérité, et cela salue un acteur talentueux et profondément sympathique dont les convictions s’incarnent dans ses choix professionnels et artistiques. Le titre de travail du film de Brizé était « un homme », titre qui convient finalement davantage à son comédien principal.
The Assassin de Hou Hsiao-hsien méritait la récompense suprême, mais le prix de la mise en scène salue le génie d’un des grands artistes de notre temps. Nous déplorons l’absence au palmarès de Mia madre de Nanni Moretti et Mountains May Depart de Jia Zhangke, deux coproductions ARTE France Cinéma saluées à juste titre comme deux des plus beaux films de la compétition. Ces deux films sortiront en décembre prochain en France.

La 68ème édition du Festival de Cannes aura été marquée par une forte présence des auteurs asiatiques avec des films pour la plupart exceptionnels, et par l’émergence d’une œuvre poétique monstre, sans équivalence dans le paysage du cinéma d’aujourd’hui, Les Mille et Une Nuits de Miguel Gomes.

Le temps nous a manqué pour découvrir tous les premiers et seconds longs métrages de jeunes réalisateurs montrés dans les sections parallèles mais nous repartons de Cannes en ayant vu presque tous les films que nous voulions voir – et un peu plus – les meilleurs d’entre eux ayant fait l’objet d’un compte-rendu sur ce blog. Notre principal regret demeure de n’avoir pas pu assister à la projection unique de La Visite ou Mémoires et Confessions (Visita ou Memorias e Confissões), le film posthume de une heure de Manoel de Oliveira réalisé en… 1982. En espérant qu’il soit prochainement distribué.

Cinq longs métrages, un documentaire et trois courts métrages coproduits par ARTE ont été distingués au 68ème Festival de Cannes. La chaîne félicite et remercie tous les auteurs, réalisateurs et leurs producteurs.

 

La Loi du marché de Stéphane Brizé (Compétition)

Prix d’interprétation masculine pour Vincent Lindon

Mention spéciale du Jury œcuménique

 

Mia madre de Nanni Moretti (Compétition)

Prix du Jury œcuménique

 

Comoara (Le Trésor) de Corneliu Porumboiu (Un Certain Regard)

Prix Un Certain Talent

 

Masaan de Neeraj Ghaywan (Un Certain Regard)

Prix de la Critique Internationale (FIPRESCI)

Prix de l’Avenir

 

Mustang de Deniz Gamze Ergüven (Quinzaine des Réalisateurs)

Label Europa Cinémas

 

Jag är Ingrid (Je suis Ingrid / Ingrid Bergman in her Own Words) de Stig Björkman (Cannes Classics)

Mention du jury du Prix Documentaire – L’œil d’or, décerné par la SCAM

 

Les Prix du court métrage décernés par UNIFRANCE FILMS :

Errance de Peter Dourountzis (Prix du court métrage)

Le Repas dominical de Céline Devaux (Prix Canal + Espagne)

Ses souffles de Just Philippot (Prix RTI Italie)

 

Sans oublier la « palm dog » décernée à Lucky, le petit chien blanc de nationalité espagnole, réputé pour ses dons pour la comédie et l’action qui joue l’extraordinaire Dixie dans le volume 2 des Mille et Une Nuits de Miguel Gomes.

 

Olivier Père

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