Cinéma muet

«Les espions» de Fritz Lang


A propos du film :

Haghi, directeur de banque en fauteuil roulant (Rudolf Klein-Rogge), mène une double vie : il est aussi à la tête d’une organisation d’espionnage internationale. Ce gang sans scrupules fait abondamment parler de lui : vols à main armée, meurtres, chantages… Les services secrets de l’Etat chargent une jeune recrue, le n°326 (Willy Fritsch), d’infiltrer le réseau. Mais Haghi a été mis au parfum et contre-attaque : il envoie la séduisante agente russe Sonia éliminer 326. Mais c’était sans compter que la belle Sonia allait tomber amoureuse du jeune agent secret qui la prend en filature…


A propos du réalisateur :

S’il fallait désigner le plus grand metteur en scène de l’histoire du cinéma, nul doute que le nom de Fritz Lang (1890-1976) nous viendrait automatiquement à l’esprit. Des films monumentaux du jeune visionnaire de la période muette à la perfection désabusée des trois derniers films allemands du vieux maître de retour à Berlin après une longue parenthèse hollywoodienne (Le Tombeau hindou, Le Tigre du Bengale, Le Diabolique Docteur Mabuse, sublimes œuvres de vieillesse), totalement incompris à leur sortie sauf par la jeune critique française, il y a toujours quelque chose d’intimidant, parce que supérieur, dans la maîtrise du cinéma de Fritz Lang.

Il influence plusieurs générations de cinéastes avec une des plus grosses superproductions (de science-fiction) de tous les temps, Metropolis, utilise génialement le son dès son premier film parlant (M le maudit), parvient à ciseler une série de films parfaits à Hollywood malgré les contraintes des studios et des petits budgets, transforme enfin des films de genre très populaires en testaments artistiques et moraux.