MAGICIEN

La grande illusion

MAGICIEN - La grande illusion
MAGICIEN - La grande illusion Brouiller les pistes, créer de l’illusion… L’une des grandes passions d’Orson Welles, c’est la magie.  MAGICIEN - La grande illusion

1976 – 1985 : Orson Welles reprend les plus grands tours de magie devant la caméra pour The Orson Welles’ Magic Show.


Los Angeles, 1943. Un millier de personnes se pressent chaque soir aux abords d’un chapiteau pour assister au Mercury Wonder Show for Service Men. Au programme de ce spectacle de variétés et de magie : Le Verger du Diable, La Ménagerie hantée des pigeons invisibles et colombes transparentes, Les Expériences de Dr Welles, le mentaliste qui fige toute la nature d’un seul regard… Orson Welles a investi 40 000 $ de sa poche pour monter ce qu’il appelle « le plus grand spectacle de magie du monde… ».
Outre une ménagerie entière, il a recruté Rita Hayworth, sa femme, et Marlene Dietrich, sa grande amie. Elles seront ses assistantes sur scène. Sous  le  chapiteau  du  Mercury  Wonder  Show,  installé  en  plein  cœur d’Hollywood, Orson Welles, dont l’aura a commencé à se ternir depuis ses déboires  avec  les  studios  RKO  à  propos  de  La  Splendeur  des  Amberson, s’autoproclame « Orson‐le‐Magnifique ».

 

 

1943 : La troupe d’Orson le Magnifique se produit 4 mois sous le chapiteau du Mercury Wonder Show for Service Men, à Los Angeles.


Magicien,  Orson  Welles  n’a  cessé  de  l’être. Pendant  les  dix  dernières années de sa vie, il travaille à la réalisation d’un projet, qui restera inachevé, The Orson Welles’ Magic Show. Une ode à l’art de l’illusion dans laquelle il revisite les plus grands tours de magie de l’histoire. Toge brodée et turban serti de diamants sur la tête, Orson Welles incarne le mage Abu Kahn. Il fait entrer une femme en lévitation avant de la faire disparaître dans les airs. Dans un décor égyptien, face à un sarcophage transpercé de lames, il fait des incantations pour conjurer la malédiction de la momie et réincarne la Princesse du Nil, Adepfar, qui fut coupée en trois. Sanglé sur une chaise, les yeux bandés et un revolver braqué sur lui, il se fait devin trompe-­la-­mort d’une  très  théâtrale  roulette  russe… 
En  préambule  de  The  Magic  Show, Orson Welles murmure face à la caméra, l’œil hypnotiseur, ces quelques mots qui sonnent comme un mantra :

Est‐ce que vous croyez à la magie ? Vous croyez ce que vous voyez n’est‐ce pas ?


Projet écrit et conçu par: France Swimberge, Samuel Pott et Antoine Silvestri
Produit par:  Fanny Glissant
Illustrations : Antoine Silvestri
Graphistes : Germain Bréchot, Charlotte Baker, Ludovic Le Guyader, Claire Perrier-Imhoff-Boué
Illustratrice sonore : Marie Guérin
Production : Compagnie des Phares et Balises
© Compagnie des Phares et Balises – Arte France - 2015

Crédits vidéo The Magic Show: « Orson Welles, The One-Man Band» de Vassili Silovic, 1995 © Medias Res Film-und TV-Produktion GmbH