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Kiyoshi Kurosawa

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Depuis Cure en 1997, Kiyoshi Kurosawa s’est imposé comme l’un des meilleurs cinéastes japonais contemporains. Trois ans plus tard, Kaïro, un film de fantômes aux images saisissantes (que nous citions notamment en bonne place dans notre Top 5 sur le flou au cinéma) est venu confirmer le phénomène.  Sont ensuite venus entre autres Jellyfish, Tokyo Sonata et surtout en 2012 la grande série télé Shokuzai pour la chaîne Wowo. 

Lors de sa présence à paris pour son film Seventh Code, nous avions accueillis le cinéaste dans les colonnes de Blow up . À l'occasion de la sortie de son dernier film Le secret de la chambre noire , nous vous proposons donc la lecture du questionnaire auquel le cinéaste japonais avait pris le temps de répondre avec minutie.

 

 

Alors Kiyoshi Kurosawa, si vous deviez choisir une scène d’ouverture…

Celle de Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper. Elle laisse imaginer le pire au spectateur mais sans lui donner trop d'éléments sur ce qui l'attend. C’est une scène impossible à oublier.

 

Une performance d’acteur…

C’est une performance de groupe dans Le Voyage des comédiens de Theo Angelopoulos.  Une dizaine de personnes sortent ivres d’une boîte de nuit. Ils chantent et forment un cortège. Cinq années s’écoulent durant ce plan de cinq minutes.

 

 

Une voix…

Je crains que ce soit une réponse assez banale mais je dirais Clint Eastwood dans L’Inspecteur Harry.  Le contraste entre la sévérité de son visage et sa voix monocorde,  presque molle, m’avait fait un choc.

 

Une Bande Originale…

The Thing, une des rares B.O. que John Carpenter n’a pas composées lui-même. L’idée que la plus carpenterienne des BO a été en fait composée par Ennio Morricone m’amuse beaucoup.

 

Une danse…

Le choix est difficile… Je vais encore choisir un film des années 70. J’étais jeune et très impressionnable à cette époque.  La danse de Donald Sutherland avec la femme pantin dans le Casanova de Fellini.  C’est une scène très mélancolique où la Mort et l’Amour se rapprochent.

 

Une réplique…

Un film japonais très récent de Yamashita Nobuhiro, Moratoriamu Tamako. Le personnage regarde la télévision et finit par dire “Le Japon est foutu…” ce à quoi son père rétorque “Ce n’est pas le Japon qui est foutu, c’est toi qui ne vaut rien !”.

 

 

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