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Hélène Cattet et Bruno Forzani

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A Blow up, nous sommes assez fans du cinéma ultra-fétichiste d’Hélène Cattet et Bruno Forzani. Cela a commencé avec la découverte, sidéré, d’Amer en 2009, cela s’est poursuivi avec L’Etrange couleurs des larmes de ton corps en 2014 et cela continue aujourd’hui avec la sortie de leur troisième long métrage, Laissez bronzer les cadavres, adaptation d’un roman de Jean-Patrick Manchette.

Hélène Cattet et Bruno Forzani connaissent Blow up puisqu’ils y ont participé sous la forme d’une carte blanche/hommage au cinéma de Dario Argento, visible ici, mais ils n’avaient encore jamais répondu à notre traditionnel questionnaire cinéphile.

Voici donc leurs réponses, non sans vous avoir montré, au préalable, la bande annonce de Laissez bronzer les cadavres

 

 

 

Alors Hélène Cattet et Bruno Forzani, si vous deviez choisir :

Une scène d’ouverture...

(comme nous sommes deux, nous avons parfois proposé deux réponses)…

 

 

La scène d'ouverture de La Mort a pondu un oeuf de Giulio Questi est un chef-d'oeuvre de montage cut et d'imagerie Pop : c'est du giallo version Godard !

 

 

Et quitte à parler de Godard, l'ouverture du Mépris nous procure des frissons de plaisir à chaque vision.

 

Une performance d’acteurs…

 

 

Ana Torente dans Cria cuervos

 

Une voix…

 

 

Les voix des assassins dans les gialli nous font à chaque fois frémir... mais la plus incroyable reste celle de l'assassin de L'Eventreur de New York de Lucio Fulci où il essaie d'imiter Donald Duck à coup de "coin coin" ! Cette voix, de prime abord ridicule, devient au fur et à mesure totalement malsaine et met mal à l'aise...

 

Une bande originale…

 

 

Chi l'ha vista morire ? d’Ennio Morricone

Une bande originale unique dans l'immense travail de Morricone, composée à partir de voix d'enfant et qui plonge l'auditeur dans un état de transe.

 

 

Sinon : Sweet Sweetback's Baadasssss Song des Earth, Wind and Fire

 

Une danse…

 

 

 

La danse (ou plutôt chorégraphie alcoolisée ?) violente et glauque sur Bela Lugosi is dead dans Sombre de Philippe Grandrieux : un pur moment de malaise.

 

 

Et puis le ballet de regards dans Pourvu qu'on ait l'ivresse de Jean-Daniel Pollet.

 

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